Le chevalier à l’armure rouillée ou comment nous pouvons être enfermés dans un rôle ou des mécanismes qui nous empêchent d’être en contact avec nous-même et avec notre environnement.
Le livre Robert Fisher, publié en 1989, est un conte philosophique et métaphorique. Il illustre un processus individuel de prise de conscience et un parcours de transformation personnelle.
C’est l’histoire d’un chevalier courageux, réputé pour ses exploits : il combattait les ennemis, tuait les dragons, sauvait les demoiselles en détresse… et portait une magnifique armure brillante.
Il aimait beaucoup son armure car elle montrait à tous qu’il était un vaillant chevalier.
Il l’aimait tellement qu’il ne la quittait plus : il la gardait même pour manger et dormir => Métaphore d’un processus où parfois nous sommes tellement attachés à l’image que nous voulons donner de nous-même (celle d’une personne forte, infaillible, bonne, serviable, performante…) que nous ne nous autorisons plus à être vraiment nous-même. Nous restons dans l’image que nous nous sommes construite, dans ce que nous voulons donner à voir.
Une armure qui devient obstacle
Mais peu à peu, le chevalier se rend compte que cette armure, belle et flamboyante, l’empêche d’être en contact de son environnement et au contact de lui-même , de ses besoins, de ses sensations : « Il se rendit compte que son armure l’empêchait de trop ressentir. Il la portait depuis si longtemps qu’il avait oublié comment on ressentait sans elle ».
Avec son armure, le chevalier ne peut plus toucher ni être touché. L’armure métallique et rigide fait obstacle. Elle le met à distance. A distance de lui-même, à distance des autres. Peu à peu, l’entourage ne voit plus que cette armure froide et ne voit plus la personne à l’intérieur (à tel point que dans le livre, son garçon dit ne plus savoir qui est son père). L’intérieur n’est plus visible par l’extérieur. Un choix est alors à opérer par le chevalier : soit retirer son armure, soit perdre son épouse et son entourage.
Enlever l’armure ?
Cela fait tellement longtemps qu’il la porte et qu’il ne l'a pas enlevée que l’armure est toute rouillée. Le chevalier est coincé dedans. Malgré ses efforts, il n’arrive plus à la retirer. Commence alors un cheminement personnel de retour à soi :
Bien sûr tout cela peut sembler simple sur le papier, mais bien plus complexe dans la vraie vie tant nous pouvons avoir des craintes (crainte d’être vulnérable, crainte du regard des autres, du rejet, de la critique, …).
L'armure n'est pas toujours consciente. Elle peut être un mécanisme de défense ou de protection. Une façon de se comporter, de s'exprimer qui créé de la distance, de la crainte et qui nous met à distance pour mieux nous protéger. Cette armure paradoxalement nous enferme dans nos empêchements.
Le travail commence souvent - hélas- quand les désagréments de l’armure deviennent largement supérieurs aux bénéfices de celle-ci. Quand la tendance s’inverse. Quand la souffrance devient trop forte.
Enlever notre armure, c’est redevenir pleinement ce que nous sommes.
Créez votre site dès aujourd'hui. Pas besoin de savoir coder !
Commencer